{"id":383,"date":"2026-02-20T18:10:55","date_gmt":"2026-02-20T18:10:55","guid":{"rendered":"https:\/\/ghouar-art.com\/?page_id=383"},"modified":"2026-02-20T18:10:55","modified_gmt":"2026-02-20T18:10:55","slug":"presse","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/ghouar-art.com\/index.php\/presse\/","title":{"rendered":"presse"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/ghouar-art.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/GHOUAR-GGG-1024x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-385\" srcset=\"https:\/\/ghouar-art.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/GHOUAR-GGG-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/ghouar-art.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/GHOUAR-GGG-300x300.jpg 300w, https:\/\/ghouar-art.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/GHOUAR-GGG-150x150.jpg 150w, https:\/\/ghouar-art.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/GHOUAR-GGG-768x768.jpg 768w, https:\/\/ghouar-art.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/GHOUAR-GGG-1536x1536.jpg 1536w, https:\/\/ghouar-art.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/GHOUAR-GGG.jpg 1728w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>\u00a0\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Publi\u00e9 le 09\/03\/2017 \u00e0 08:27<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"220\" height=\"46\" src=\"https:\/\/ghouar-art.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/download.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-384\"\/><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Foires et Salons &#8211; Arts<\/h2>\n\n\n\n<p>Du 17\/03\/2017 au 19\/03\/2017<\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading has-x-large-font-size\">\u00abQuelle que soit la couleur, l&#8217;Art est le langage universel\u00bb<\/h1>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8220;Ghani GHOUAR&#8221;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-large-font-size\">Les toiles abstraites de Ghouar, peintre d&#8217;origine alg\u00e9rienne, seront \u00e0 l&#8217;honneur au salon Artoulous&#8217;expo 2017 \/. DR<\/h2>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-large-font-size\">en vedette \u00e0 Artoulous&#8217;expo<\/h2>\n\n\n\n<p>Le salon Artoulous&#8217;expo (17, 18, 19 mars \u00e0 Diagora-Lab\u00e8ge) met \u00e0 l&#8217;honneur Ghouar, artiste n\u00e9 en 1967 \u00e0 Geulma en Alg\u00e9rie, devenu Ard\u00e9chois de c\u0153ur. Ce peintre avait \u00e9t\u00e9 distingu\u00e9 l&#8217;an dernier par le jury du salon d&#8217;Art, qui lui avait d\u00e9cern\u00e9&nbsp;le prix de la peinture abstraite. Cet artiste tr\u00e8s positif revient comme invit\u00e9 d&#8217;honneur. Ses peintures rev\u00eatent une dimension symbolique particuli\u00e8re. Fort de ses deux cultures, Ghouar associe la calligraphie arabe aux couleurs des paysages de sa r\u00e9gion d&#8217;adoption.<\/p>\n\n\n\n<p>Il sera la vedette du salon Artoulous&#8217;expo qui revient du 17 au 19 mars \u00e0&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.ladepeche.fr\/communes\/labege,31254.html\">Lab\u00e8ge<\/a>. D\u00e9couvrez l&#8217;univers sensible de Ghouar, un peintre qui met en musique ses deux cultures, alg\u00e9rienne et fran\u00e7aise, sur de grandes toiles abstraites.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Apr\u00e8s avoir d\u00e9croch\u00e9 le premier prix du salon Artoulous&#8217;expo 2016, vous revenez comme invit\u00e9 d&#8217;honneur\u2026<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ghouar.&nbsp;<\/strong>Oui et j&#8217;en suis tr\u00e8s fier et heureux car c&#8217;est un grand salon international qui permet aux artistes de rencontrer beaucoup de monde, du public, des amateurs d&#8217;art, des collectionneurs, des galeristes. Il m&#8217;a ouvert beaucoup de portes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Vous qui \u00eates n\u00e9 en Alg\u00e9rie, qui y avez enseign\u00e9 pendant une quinzaine d&#8217;ann\u00e9es, comment avez-vous atterri en Ard\u00e8che ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 cause d&#8217;un coup de foudre. C&#8217;est une belle aventure. J&#8217;\u00e9tais venu exposer \u00e0 Mont\u00e9limar en 2003, dans le cadre de la nuit culturelle alg\u00e9rienne, et je suis tomb\u00e9 sous le charme de cette r\u00e9gion magnifique qui par certains c\u00f4t\u00e9s me rappelle le nord de l&#8217;Alg\u00e9rie, la Kabylie : les arbres, les roches, les montagnes, les couleurs\u2026 L&#8217;Ard\u00e8che a \u00e9t\u00e9 une terre d&#8217;accueil pour moi, je m&#8217;y suis tr\u00e8s bien int\u00e9gr\u00e9. J&#8217;organise un salon d&#8217;art dans mon village de Saint-Jean-Le-Centenier, qui attire beaucoup de monde. Ce sera la 6e \u00e9dition en juin, et j&#8217;anime des ateliers de peinture car j&#8217;aime transmettre aux enfants et aux adultes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Que reste-t-il de votre culture alg\u00e9rienne ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Toute ma famille est en Alg\u00e9rie, je suis le seul qui vit en France. L&#8217;Alg\u00e9rie est dans mon c\u0153ur. Inconsciemment il reste toujours des traces de cette culture, la lumi\u00e8re, les couleurs chaudes, les signes. Ma peinture est inspir\u00e9e \u00e0 la fois de la calligraphie arabe et du mouvement de l&#8217;abstraction lyriques occidentale.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quel sens donnez-vous \u00e0 \u00ababstraction lyrique\u00bb ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C&#8217;est de la musique en couleurs, ma musique, la projection de l&#8217;inconscient sur la toile, ce sont des rythmiques, des mouvements, des vibrations.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Vous vous \u00eates affranchi de la peinture figurative pour laisser parler formes et couleurs. Pourquoi ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>J&#8217;ai \u00e9volu\u00e9 avec le temps, les exp\u00e9riences, les voyages. Selon moi, la peinture abstraite est plus large, plus libre que la peinture figurative. Dans le figuratif c&#8217;est la forme qui cr\u00e9e la couleur, dans l&#8217;abstraction c&#8217;est la couleur qui cr\u00e9e la forme. Je vois le figuratif est un plat pr\u00eat \u00e0 manger, alors que la peinture abstraite est plus intellectuelle, mais je ne cherche pas \u00e0 savoir si on comprend mon travail, ce que je veux savoir c&#8217;est si ma peinture parle \u00e0 celui qui regarde ou pas.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>De quoi se nourrit votre peinture ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Je mets beaucoup d&#8217;\u00e9motion et de vibrations dans mes toiles. Je me d\u00e9foule avec les couleurs. J&#8217;\u00e9tais rouge, maintenant je suis ocre ! Cela correspond \u00e0 des \u00e9tats psychologiques. Un tableau je le fais \u00e0 l&#8217;instant. Maintenant ou demain je ne serai pas forc\u00e9ment dans le m\u00eame \u00e9tat d&#8217;esprit et donc ce sera diff\u00e9rent, un peu comme un musicien qui joue d&#8217;un instrument. Aujourd&#8217;hui j&#8217;essaie d&#8217;aller vers plus de simplicit\u00e9 possible, car le simple est beau. J&#8217;essaie de faire en sorte que ma peinture respire. J&#8217;y mets de la souplesse, du mouvement, de la couleur, de la souplesse et du calme.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quel en serait le message ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;artiste quelle que soit son origine peut exprimer quelque chose d&#8217;universel. Paix, joie, sagesse, souplesse, ce serait cela le message.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Recueilli par Sylvie Roux<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&nbsp;journaliste ladepeche<\/em><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><strong>L&#8217;odyss\u00e9e des mots<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Qu\u2019obtiendrait-on si on croisait une tulipe et un coquelicot ? Une pens\u00e9e sans doute.&nbsp;<br>Une pens\u00e9e des jardins et des esprits.&nbsp;<br>Une id\u00e9e audacieuse parce que n\u00e9e de l\u2019improbable.&nbsp;<br>Une initiative heureuse parce que porteuse de toutes les r\u00e9conciliations.&nbsp;<br>C\u2019est peut-\u00eatre ce que j\u2019ai envie de dire lorsqu\u2019une po\u00e9tesse confie sa sensibilit\u00e9 \u00e0 celle d\u2019un peintre. En ces temps de grandes m\u00e9chancet\u00e9s o\u00f9 l\u2019absurde s\u2019arroge le droit de nous abrutir, le projet que nous propose Louisa Nadour et Ghouar est la preuve que les bonnes choses fusionnent mieux que les mauvaises, que la po\u00e9sie lorsqu\u2019elle inspire la toile devient \u00e9veil, transcendance, qu\u00eate sublime de l\u2019Autre et g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9.&nbsp;<br>S\u2019il existe une porte d\u00e9rob\u00e9e qui donne sur le paradis, c\u2019est dans le c\u0153ur des artistes qu\u2019il faudrait la chercher.&nbsp;<br>Quand les mots se diluent dans la s\u00e8ve des pinceaux, toutes les hardiesses sont permises car elles r\u00e9clament des instants-clefs faits de belle magie.&nbsp;<br>Peu importe la violence des couleurs, la rudesse du trait, la complexit\u00e9 des codes si le peintre et le po\u00e8te mettent leur talent au service du partage puisqu\u2019ils ont compris qu\u2019aucun bonheur n\u2019est entier s\u2019il n\u2019est pas partag\u00e9.&nbsp;<br>Entrons dans l\u2019univers de Louisa Nadour et de Ghouar sans crainte.&nbsp;<br>On n\u2019est pas oblig\u00e9s de saisir l\u2019indicible, mais rien ne nous interdit de r\u00eaver.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Yasmina Khadra<\/em><br><em>Ecrivain alg\u00e9rien<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La couleur de la vie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Du plus ancien des signes, du plus lointain du pass\u00e9, l\u00e0 o\u00f9 des hommes ont trac\u00e9 des mots de toute beaut\u00e9 de leurs lettres, surgit la couleur de notre temps.<br>L\u2019\u0153il se laisse happer par les teintes chaudes, amoureusement pos\u00e9e sur la toile caress\u00e9e par la main \u00e0 l\u2019\u0153uvre. La force de la vie emporte le mouvement des traits sans s\u2019imposer : elle va na\u00eetre dans le regard qui s\u2019interrompt et simplement contemple.<br>Peinture du silence, peinture qui offre le silence. Avant d\u2019\u00eatre lue, la calligraphie est admir\u00e9e pour sa seule beaut\u00e9. Les mots et leur sens viendront ensuite. Il en est de m\u00eame ici : la toile met en silence, offre en notre mode un bloc de silence et donne de mieux voir, d\u2019entendre autrement, d\u2019\u00eatre l\u00e0, simplement, corps vibrant \u00e0 la fureur et \u00e0 la douceur humaines de notre temps.<br>Les couleurs ne sont pas en opposition mais en appel incessant : l\u2019\u0153il voyage, s\u2019arr\u00eate, suit le trait orange puis dispara\u00eet avec lui dans le jaune, se retrouve dans le noir enfin surgit dans un gris nouveau. Il se ressaisit, regarde l\u2019ensemble du tableau et d\u00e9couvre ce qu\u2019il n\u2019avait pas encore vu : le mouvement de la toile, ce paradoxe permanent de l\u2019immobile qui est l\u00e0, ce simple panneau accroch\u00e9 au mur, tiss\u00e9 de couleurs, silencieux, arr\u00eatant le corps qui passe dans son mouvement vers il ne sait quoi.<br>L\u00e0, est donn\u00e9 \u00e0 voir ce qui \u00e9tait jusqu\u2019\u00e0 cet instant ignor\u00e9 : une mani\u00e8re de montrer le monde dans ses d\u00e9chirements et ses joies. Cadeau pr\u00e9cieux pour nos yeux aveugles soudain r\u00e9veill\u00e9s par la beaut\u00e9 offerte sur ces simples toiles dont les couleurs affirment la vie, la beaut\u00e9 de la vie.<\/p>\n\n\n\n<p><em>G\u00e9rard Bailhache (mai 2015)<br>Psychanalyste, philosophe<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Abstraction lyrique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u0153uvre de Ghouar, artiste peintre d\u2019origine alg\u00e9rienne, est \u00e0 rattacher au mouvement de l\u2019abstraction lyrique. Ce mouvement, identifi\u00e9 dans les ann\u00e9es 1950 en Europe, dans les ann\u00e9es 1970 aux Etats-Unis, puis en Chine avec Zao Wou Ki et Chu Teh Chun, gagne progressivement l\u2019espace contemporain arabe. Ce d\u00e9calage temporel de l\u2019\u00e9mergence d\u2019un style dans des espaces culturels diff\u00e9rents s\u2019explique tr\u00e8s bien au regard de l\u2019\u00e9volution de l\u2019histoire des arts dans les pays concern\u00e9s. L\u2019av\u00e8nement d\u2019une abstraction lyrique \u00ab actuelle \u00bb dans le monde arabe rev\u00eat une dimension symbolique particuli\u00e8re, \u00e0 la fois parce qu\u2019elle correspond \u00e0 une exploitation nouvelle du mouvement calligraphique, et parce qu\u2019elle r\u00e9pond \u00e0 &#8211; ou traduit &#8211; une aspiration profonde des peuples \u00e0 plus de libert\u00e9. En ce sens, la peinture de Ghouar s\u2019inscrit compl\u00e8tement dans cette perspective contemporaine, non conceptuelle, qui impr\u00e8gne le mouvement de l\u2019abstraction lyrique d\u2019une nouvelle saveur libertaire. Nul doute que l\u2019art contemporain des pays arabes, consid\u00e9r\u00e9 encore comme \u00e9mergent par les grandes puissances europ\u00e9enne et am\u00e9ricaine, parvienne \u00e0 reconna\u00eetre en l\u2019abstraction lyrique un mouvement artistique de premier ordre auquel il convient d\u2019accorder une reconnaissance l\u00e9gitime.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Renaud Vincent<br>Galeriste, \u00e9diteur<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Tout paradis n\u2019est pas perdu<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Nous sommes aujourd\u2019hui r\u00e9unis autour de sillons de lumi\u00e8re qui rel\u00e8vent de l\u2019imaginaire pour cr\u00e9er un effet de r\u00e9el, pour donner une image du monde. Nous nous mobilisons pour que chacune et chacun puissent avoir droit aux tableaux, aux sculptures, au th\u00e9\u00e2tre comme elle ou il a droit \u00e0 l\u2019alphabet, pour reprendre le joli mot d\u2019Andr\u00e9 Malraux, en 1966. Nous nous mobilisons pour que se r\u00e9duise le d\u00e9calage entre les formes de l\u2019art et leur faible r\u00e9ception de la part de la plus grande partie de la population. Notre raison d\u2019\u00eatre est de fissurer l\u2019indiff\u00e9rence. La t\u00e2che n\u2019est pas ais\u00e9e, nous le savons, mais nous nous inscrivons dans le droit fil de la recommandation du fondateur de notre mouvement, la ligue de l\u2019enseignement, cr\u00e9\u00e9e, il y a pr\u00e8s de 150 ans, Jean Mac\u00e9 : \u00ab Eclairer la base et chauffer les sommets \u00bb parce que nous savons que \u00ab les marmites commencent toujours \u00e0 bouillir par le fond, jamais par le couvercle \u00bb. Rassemblons ensemble des branches pour le feu sous la marmite car la confiance faite \u00e0 l\u2019homme doit illuminer nos lendemains. Pour saluer Ghouar, j\u2019emprunterai \u00e0 Andr\u00e9 Breton sa conviction : \u00ab Tout paradis n\u2019est pas perdu \u00bb. Avec Ghouar, la peinture s\u2019affranchit de la figuration pour laisser parler la forme et la couleur. Au moment o\u00f9 les codes-barres r\u00e8gnent pratiquement en ma\u00eetres, o\u00f9 les logiciels d\u00e9cortiquent \u00e0 sati\u00e9t\u00e9 la moindre parcelle d\u2019activit\u00e9 humaine, o\u00f9 tout se r\u00e9glemente, o\u00f9 il est de bon ton de banaliser l\u2019insolite, l\u2019inattendu ou l\u2019improbable, il peut para\u00eetre quelque peu saugrenu, voire d\u00e9plac\u00e9 de regarder un coucher de soleil sans \u00eatre accompagn\u00e9 par un soi-disant expert. Les yeux-\u00e9ponge des artistes, \u00e0 contre-courant, nous invitent heureusement \u00e0 tutoyer le silence, \u00e0 gagner des territoires, \u00e0 discerner ce qu\u2019on ne voit pas mais que l\u2019on ressent au plus profond de soi. A l\u2019image de cet empereur chinois qui exigeait du peintre qu\u2019il efface la cascade qui ornait le mur de son palais parce que le bruit l\u2019emp\u00eachait de dormir. Sans nous rendre insomniaques, ils sont des phares, pas n\u00e9cessairement pour nous \u00e9clairer, mais pour nous permettre de nous rep\u00e9rer dans des situations complexes. La parole n\u2019est pas la seule voie pour exprimer ce qu\u2019on a sur le c\u0153ur. Ghouar nous permet de peupler nos jardins secrets de paradis terrestres. Il nous ouvre des chemins de traverse pour nous \u00e9merveiller devant l\u2019envol\u00e9e d\u2019une coccinelle qui n\u2019h\u00e9site jamais \u00e0 prendre de la hauteur en nous rendant attentifs \u00e0 la moindre \u00e9charde du ciel ; par tous les temps, il fait palpiter des fr\u00e9missements d\u2019intelligence en permettant \u00e0 la lumi\u00e8re de se frayer des chemins pour mieux faire affleurer la transparence du monde. Nous lui souhaitons de poursuivre avec bonheur sa partition en cultivant l\u2019inaccoutumance.&nbsp;<br>Comme on fait son r\u00eave, \u00e9crit Victor Hugo, on fait sa vie.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Gilbert Auzias<br>Pr\u00e9sident de la F\u00e9d\u00e9ration des \u0152uvres La\u00efques de Privas&nbsp;&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0\u00a0 Publi\u00e9 le 09\/03\/2017 \u00e0 08:27 Foires et Salons &#8211; Arts Du 17\/03\/2017 au 19\/03\/2017 \u00abQuelle que soit la couleur, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"class_list":["post-383","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ghouar-art.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/383","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ghouar-art.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/ghouar-art.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ghouar-art.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ghouar-art.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=383"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/ghouar-art.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/383\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":386,"href":"https:\/\/ghouar-art.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/383\/revisions\/386"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ghouar-art.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=383"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}