{"id":377,"date":"2026-02-20T18:02:03","date_gmt":"2026-02-20T18:02:03","guid":{"rendered":"https:\/\/ghouar-art.com\/?page_id=377"},"modified":"2026-02-20T18:02:03","modified_gmt":"2026-02-20T18:02:03","slug":"biographie","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/ghouar-art.com\/index.php\/biographie\/","title":{"rendered":"Biographie"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/ghouar-art.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/indgggfex-1024x683.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-378\" srcset=\"https:\/\/ghouar-art.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/indgggfex-1024x683.jpeg 1024w, https:\/\/ghouar-art.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/indgggfex-300x200.jpeg 300w, https:\/\/ghouar-art.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/indgggfex-768x512.jpeg 768w, https:\/\/ghouar-art.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/indgggfex.jpeg 1280w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Ghouar, une \u0153uvre polys\u00e9mique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ghouar est venu progressivement \u00e0 la peinture abstraite ; il est pass\u00e9 par un semi figuratif \u00e0 coloration ethnologique o\u00f9 il pr\u00e9sente des femmes et des hommes chaouis et touaregs. Il fait des clins d\u2019\u0153il \u00e0 Issiakhem dans son travail sur les figures f\u00e9minines et masculines. L\u2019auteur de La Veuve a, lui aussi, utilis\u00e9 le motif vernaculaire, non pas en tant que r\u00e9f\u00e9rent essentiel de l\u2019\u0153uvre mais en tant qu\u2019indication culturelle permettant d\u2019identifier l\u2019espace d\u2019appartenance du tableau et de le situer g\u00e9ographiquement comme nord-africain. Cette peinture va rapidement \u00e9voluer pour devenir semi figurative, en int\u00e9grant des motifs berb\u00e8res et des sortes de lettres tifinagh. Par la suite ce sont des formes libres travaill\u00e9es par des motifs berb\u00e8res qui vont dominer, mais l\u2019insatisfaction de l\u2019artiste semble attis\u00e9e par une inqui\u00e9tude toute aussi forte et une volont\u00e9 de trouver son style et son sujet hors des sentiers battus de l\u2019art alg\u00e9rien et de ses icones et symboles. Il abandonnera les motifs g\u00e9om\u00e9triques et les r\u00e9f\u00e9rences culturelles et identitaires, pour des formes libres qui s\u2019\u00e9lancent dans l\u2019espace comme des cordes, des tuyaux et des n\u0153uds. Apr\u00e8s avoir longtemps \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 par l\u2019empreinte h\u00e9g\u00e9monique du signe, Ghouar a fait table rase de ce qui ne lui appartient pas en propre mais \u00e0 toute une communaut\u00e9. Tout en restant attach\u00e9 \u00e0 quelques motifs essentiels de l\u2019art de ses anc\u00eatres, il ne fait plus du signe une tarte \u00e0 la cr\u00e8me. Il n\u2019y recourt qu\u2019en cas d\u2019extr\u00eame urgence, de n\u00e9cessit\u00e9 absolue. Les lettres arabes, tifinagh, triangles, losanges et carr\u00e9s magiques de la cosmogonie berb\u00e8re sont donc encore pr\u00e9sents dans son travail et s\u2019int\u00e8grent \u00e0 un langage plastique plus vaste, sans lequel ils n\u2019auraient plus de sens en peinture. Ces formes ne permettent pas de leur donner une nature et une texture mais il peut s\u2019agir de machineries et de moteurs, comme d\u2019ossements, de racines et de branches. On peut encore y percevoir des lettres arabes d\u00e9structur\u00e9es et d\u00e9form\u00e9es, ou plut\u00f4t y identifier le rythme cursif de la calligraphie arabe nouskhi ou rouki, dont le mouvement est tr\u00e8s proche de la nature et de ses rythmes. C\u2019est ce mouvement issu de la calligraphie arabe qui donne son caract\u00e8re lyrique \u00e0 cette peinture, qui est travaill\u00e9e par des tensions puissantes, li\u00e9es \u00e0 quelque \u00e9v\u00e9nement fort que l\u2019artiste a v\u00e9cu. Cependant, elle n\u2019est pas dramatique et son lyrisme tr\u00e8s contenu, notamment par une couleur chaude et douce. Les noirs servent souvent comme fond pour ces formes qui s\u2019\u00e9lancent dans tel ou tel sens, comme des racines ou des tubes et conduits d\u2019une cit\u00e9 abandonn\u00e9e. Cette peinture est en train d\u2019asseoir une identit\u00e9 et un sujet originaux ; et c\u2019est avec le temps qu\u2019elle pourra d\u00e9finir plus clairement son objet, pour le moment encore voil\u00e9 par des pr\u00e9occupations formelles. Peintre exigent et conscient de sa ma\u00eetrise technique, Ghouar pr\u00e9f\u00e8re s\u2019impliquer dans le courant mondial de l\u2019art plut\u00f4t que de suivre la tendance locale fond\u00e9e sur la r\u00e9p\u00e9tition et qui montre ses limites car bloqu\u00e9e par la domination aveuglante de l\u2019articulation culturelle et politique. Il ne se s\u2019\u00e9chine pas \u00e0 mettre en valeur l\u2019\u00e9l\u00e9ment culturel national, sachant que celui-ci ne peut \u00eatre avantageux que s\u2019il est exprim\u00e9 dans un langage personnel. Car compter sur le seul r\u00e9pertoire culturel local, sans le revisiter \u2013 \u00abrecharner\u00bb, pour utiliser le mot de Jacques Berque \u00e0 propos de Khadda \u2013 ne m\u00e8ne pas loin. Il ne cherche pas, non plus \u00e0 s\u2019inscrire dans le mouvement passager, facile et h\u00e9g\u00e9monique de ce qu\u2019on appelle art contemporain.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Ali El Hadj Tahar<br>Critique d&#8217;art<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><br>N\u00e9 en 1967 \u00e0 Guelma en Alg\u00e9rie, Ghouar a fait ses \u00e9tudes aux Beaux Arts de Constantine o\u00f9 il a obtenu son dipl\u00f4me (option peinture) en 1991. Dans le m\u00eame temps, il obtient son certificat national d\u2019enseignement artistique. Apr\u00e8s une quinzaine d\u2019ann\u00e9es consacr\u00e9es \u00e0 l\u2019enseignement en Alg\u00e9rie et trois ans de praticien en art th\u00e9rapie en France, tout cela en parall\u00e8le avec ses recherches picturales, Ghouar prend conscience de la n\u00e9cessit\u00e9 de consacrer la totalit\u00e9 de son temps \u00e0 la cr\u00e9ation. C\u2019est dans cet \u00e9tat d\u2019esprit qu\u2019il aborde le futur, avec une soif nouvelle de libert\u00e9 et d\u2019espace.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ghouar, une \u0153uvre polys\u00e9mique Ghouar est venu progressivement \u00e0 la peinture abstraite ; il est pass\u00e9 par un semi figuratif [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"class_list":["post-377","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ghouar-art.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/377","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ghouar-art.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/ghouar-art.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ghouar-art.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ghouar-art.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=377"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/ghouar-art.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/377\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":379,"href":"https:\/\/ghouar-art.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/377\/revisions\/379"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ghouar-art.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=377"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}